Immobilier : pourquoi la baisse des prix dans les grandes villes va durer

dans Conseils immobiliers

Des prix à la baisse au sein de l’ensemble des métropoles

Selon Meilleurs Agents, l’évolution des coûts au m² est descendante au sein de nombreuses grandes villes françaises :

  • Bordeaux : -0.8 %
  • Paris : - 0.5 %
  • Lyon : - 0.4 %
  • Toulouse : - 0.7 %
  • Nantes : - 0.4 %
  • Strasbourg : - 0.8 %
  • Rennes : - 0.6 %

Seules Lille, Montpellier, Nice et Marseille conservent une hausse des tarifs au m² sur octobre. La tendance du marché était pourtant à la hausse depuis janvier 2022. Ainsi, au sein des grandes agglomérations, hors Paris, les couts de l’ancien ont connu une hausse moyenne de 4.7 % depuis janvier. En parallèle, sur la même période, le marché parisien a perdu 0.4 %.

 

Même si une diminution du tarif du m² est observée sur Bordeaux et que cette tendance va se confirmer au cours des mois à venir, que les propriétaires se rassurent ! Les montants demeurent toujours élevés et les acheteurs sont très présents

Pourquoi les tarifs de l’immobilier sont-ils à la baisse ?

Cette tendance à la diminution risque de durer dans les mois à venir. Il s’agit d’abord une question de saisonnalité. Il faut savoir que l’automne est une saison moins propice aux achats immobiliers. Il est plus compliqué de vendre son bien sous la lumière déclinante de l’hiver.

Le contexte économique et diplomatique

Aux effets de la période automne-hiver s’ajoute le contexte économique morose qui se caractérise par une inflation galopante en partie due à la guerre entre l’Ukraine et la Russie. Le moral des ménages s’en trouve également atteint. La morosité est de plus en plus prégnante. Heureusement, les tarifs de l’immobilier ne suivent pas l’augmentation croissante des tarifs de l’énergie et des biens de consommation.

 

Une nouvelle réglementation contre les passoires thermiques

 

Une nouvelle réglementation est entrée en vigueur concernant le Diagnostic de performance énergétique (DPE). On estime que 90 000 logements anciens seront mis hors réseau de vente à compter du 1er janvier 2023. La loi Climat prévoit d’interdire à la location des logements énergivores classés « G ». Les relocations de passoires thermiques ne seront plus permises à compter de l’année prochaine. Afin de pouvoir remettre sur le marché des locations leurs biens classés G, les propriétaires devront réaliser des travaux de rénovation.

De fait, il n’est pas étonnant que certains propriétaires – bailleurs préfèrent vendre. En effet, les travaux de mise en conformité risquent de couter chers à certains d’entre eux. Le marché parisien est le premier concerné. Les studios sous les toits ou encore les chambres de bonnes apparaissent comme les biens qui nécessitent le plus d’investissement pour une mise aux normes de l’isolation et / ou de l’espace.

Le système bancaire

Un autre facteur concourt à expliquer la diminution des coûts du secteur de l’ancien. Les banques doivent faire face au dysfonctionnement réglementaire du taux d’usure. Il bloque l’accès au crédit pour des milliers de ménages. Cet outil de protection des emprunteurs s’avère responsable d’une augmentation progressive des refus de prêt. Par ailleurs, le coût de l’emprunt devient beaucoup trop élevé pour une partie des Français. De fait, les délais pour les ventes ont tendance à augmenter. Pour attirer les acheteurs potentiels, certains vendeurs préfèrent baisser leur tarif de vente afin de bénéficier de transactions plus rapides.

Le moment de concrétiser votre achat

La crise du Covid-19 a accéléré le désamour des Français pour les métropoles, mais pas forcément pour toutes. Ainsi, certains Parisiens ont choisi de partir s’installer à Bordeaux, qui est reliée à la capitale par le TGV en à peine 2 heures. Par ailleurs, grâce à la présence de secteurs dynamiques comme l’astronautique, la médecine ou encore les technologies, de nombreux cadres et étudiants préfèrent mettre le cap sur la capitale girondine, qui est l’une des plus belles villes de France. Il s’agit d’un cadre idéal pour investir dans du locatif.

Selon le site Meilleurs Agents, les tarifs des logements anciens devraient continuer de baisser au moins jusqu’au printemps 2023. La Banque Centrale Européenne (BCE) devrait quant à elle augmenter le loyer de l’argent pour les banques commerciales d’ici décembre 2022. Les taux débiteurs des crédits devraient donc encore augmenter et impacter bon nombre de projets d’acquisitions immobilières. Si vous comptez réaliser un investissement dans la pierre, n’hésitez pas à concrétiser votre achat au cours des mois à venir.

Le marché bordelais connait une diminution qui risque de se pérenniser au moins jusqu’au Printemps 2023. Il est ainsi temps pour les acquéreurs potentiels de saisir les opportunités de concrétiser leur projet. L’offre est bien présente à Bordeaux, notamment en termes d’appartements. L’agence Lalanne Immo se tient à votre disposition pour échanger à propos de votre recherche de logement.