Parcours d’un agent immobilier à Bordeaux : le quotidien d'Arnaud Dury chez Lalanne Immobilier
Lalanne Immo vous fait découvrir les coulisses d’une agence immobilière à Bordeaux. Au programme, une série de portraits de collaborateurs pour vous inviter à plonger dans leur quotidien d’agent immobilier. Cette semaine, nous rencontrons Arnaud Dury, négociateur chez Lalanne Immobilier à Bordeaux.
Quel est ton rôle dans l’agence immobilière Lalanne Immobilier à Bordeaux ?

Chez Lalanne, mon rôle est centré sur la transaction. Avec plus de 20 ans d’expérience chez Lalanne, aux côtés de Patrice Lalanne depuis mes 25 ans puis de Stéphane Lalanne, je supervise aujourd’hui Vincent et Adeline, eux aussi négociateurs.
Mon métier consiste à accompagner les vendeurs dans leurs projets, de l’estimation au compromis de vente, dont Lalanne est l’une des rares agences à le rédiger : cela permet de gagner un temps non négligeable, puisque la signature du compromis intervient environ une à deux semaines après l’offre d’achat, et aux acquéreurs d’économiser plusieurs centaines d’euros, cette prestation n’étant pas facturée.
Mon grand luxe chez Lalanne Immobilier est de ne pas faire de prospection, grâce à la notoriété de l’agence. Les propriétaires vendeurs nous soumettent leur projet directement, à moi ensuite d’estimer précisément la valeur de leur bien sur le marché et de trouver les bons acquéreurs.
Je pense que mon expertise et ma connaissance du marché bordelais sont ici essentielles pour mener à bien ma mission : convaincre les vendeurs de nous confier leur bien et concrétiser la vente dans les meilleures conditions.
Le pôle gestion nous transmet également régulièrement des mandats de vente, puisque les propriétaires bailleurs qui se décident à vendre se tournent la plupart du temps vers nous. Là encore, cette captation de mandats est rendue possible par la satisfaction des clients, qui n’hésitent pas à poursuivre avec l’agence pour mener à bien leur transaction.
Une deuxième facette de mon métier consiste à comprendre les besoins mais aussi les désirs des acquéreurs pour leur présenter un bien qui correspond parfaitement à leur projet, et bien sûr à leur ouvrir les portes de nos biens en vente puisque je réalise en moyenne 4 à 5 visites par jour. Nous ne disposons pas de secrétariat aussi pour cette raison : dès le premier contact, nous pouvons renseigner, expliquer et définir le projet d’achat de nos clients avec une très forte dimension humaine.
Qu’est-ce que tu préfères dans ton métier d’agent immobilier ?
Ce qui m’anime le plus dans mon travail est de convaincre avec des arguments solides et sérieux les propriétaires de me confier le mandat de vente. Dans certaines agences immobilières, les agents commerciaux doivent rentrer un certain nombre de mandats avant de pouvoir réaliser les visites et espérer vendre. Cette pratique engendre des abus, avec des estimations complètement faussées par un conflit d’intérêt.
Chez Lalanne Immobilier, notre objectif a toujours été clair : bien accompagner, conseiller et donc estimer à la vraie valeur du marché non pas pour rentrer le mandat mais bien pour concrétiser la vente, au meilleur prix et dans les meilleurs délais pour les propriétaires.
C’est donc ma connaissance du marché immobilier bordelais depuis plus de 20 ans et ma capacité à estimer la valeur d’un bien, quel qu’il soit, qui me permet de me démarquer, en sus de ma grande capacité de travail.
A cela viennent s’ajouter deux réunions collégiales hebdomadaires, qui permettent de réaliser des estimations très précises, argumentées et comparatives et qui donnent lieu à la restitution d’un rapport détaillé au vendeur. Nous réalisons environ une dizaine d’estimations par semaine au sein de l’agence, soit une moyenne de 500 par an, dont 160 en 2025 pour ma part.
Et les propriétaires sont ravis de constater que la commercialisation est efficace, avec une ou des offres à la clé.
Comment mesures-tu tes résultats ?
Je mesure mes résultats à la concordance entre le prix de l’estimation et le prix de vente affiché, au délai de vente et à la satisfaction de mes clients.
Pour atteindre ces objectifs, fixer le bon prix est essentiel car je ne veux pas décevoir mes clients. Avec un bon prix, la transaction doit se concrétiser en deux mois. Au-delà, elle perd de la valeur.
Pendant la période post-COVID euphorique, tout se vendait à n’importe quel prix. Cela a attiré des reconversions, avec de nombreux agents immobiliers qui ont investi le marché.Aujourd’hui, ils ne sont plus là car le marché demande de la rigueur, de la précision et une expertise du métier.
Récemment, nous avons ainsi organisé la transaction d’une maison à 450 000€, notre prix d’estimation. Elle s’est vendue au prix, en une semaine, après 5 visites et une offre au prix. Surestimée, elle aurait fini par se dévaloriser et se vendre moins chère, en plusieurs mois.
Je mesure également mes résultats à la satisfaction des clients de l’agence, qu’ils soient vendeurs ou acheteurs.
Une de mes plus belles récompenses récemment est la vente d’un appartement à un couple que j’accompagnais. Ils m’avaient contacté pour une visite qui n’a pas été concluante. En échangeant avec eux, j’ai tout de suite pensé à un appartement qui leur conviendrait et leur ai présenté : ils l’ont acheté ! L’écoute est donc primordiale dans mon métier.
En 2025, j’ai ainsi concrétisé la vente de 30 biens à Bordeaux, et suis fier d’avoir pu accompagner mes clients acheteurs comme vendeurs dans leurs projets de vie.

Quelles sont les particularités du marché immobilier bordelais en 2026 ?
Bordeaux reste une ville attractive cette année. Après une baisse des prix à Bordeaux, sauf pour les biens d’exception au-delà de 1,5 million qui se maintiennent, j’ai le sentiment que le marché retrouve ses acheteurs de résidence principale. En revanche, les investisseurs ont disparu et on voit que beaucoup de propriétaires se débarrassent de leurs immeubles. Trop de contraintes, à la fois fiscales et locatives, les amènent à préférer vendre.
En ce qui concerne les acquéreurs, j’observe un retour des primo-accédants et des familles en quête d’une échoppe avec jardin. Chez Lalanne, notre implantation proche du CHU nous amène à rencontrer beaucoup de couples de médecins, à la recherche d’une maison bourgeoise ou d’une grande échoppe à Saint-Augustin.
Les couples avec un projet d’enfant ou avec enfants, avec un budget de 300 / 400 000€ sont également nombreux et en quête d’une petite échoppe avec jardin. Les primo-accédants se tournent vers Mérignac, proche Boulevards, mais je remarque aussi une très forte augmentation de la demande intra-boulevards cette année, avec la volonté de profiter d’un mode de vie citadin, sans voiture. Saint-Bruno, Saint-Seurin, Ornano, Nansouty, Saint-Augustin sont des quartiers recherchés.
Certains secteurs historiquement prisés affichent également un dynamisme certain comme Le Bouscat, avec la ligne D, la barrière du Médoc en général, autour du Parc Bordelais et des écoles privées comme Saint-Genès ou l’Assomption. L’école est un critère clé, et doit être accessible en vélo ou en vélo cargot dans un secteur de 500 mètres.
Beaucoup de clients viennent de la région parisienne, et sont installés à Bordeaux depuis 6, 7 ou 10 ans. Comme Bordeaux est une des rares métropoles à profiter de maisons avec jardin en centre-ville, on observe que la demande se porte essentiellement sur cet habitat typique, à savoir l’échoppe avec jardin, qui permet de profiter d’un cadre de vie très agréable en pleine ville. Cette demande n’a fait que s’accentuer depuis la COVID-19. D’ailleurs, l’autre particularité des acquéreurs aujourd’hui, que j’ai déjà évoquée, est une volonté marquée de vivre une vie citadine, sans voiture, et donc de privilégier l’accessibilité à pied, en vélo ou en tram.
Quelles sont les tendances du marché immobilier de la transaction à Bordeaux pour 2026 ?
Au niveau de la transaction, je pense que la tension va cette année s’accentuer sur les échoppes, et sur Bordeaux intra-Boulevards. Le marché se régule, et les prix se stabilisent, ce qui demande une grande exigence dans l’évaluation. Le début d’année présage cependant un volume de transactions en hausse, puisque Lalanne enregistre une augmentation prévisionnelle au 1er trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025.
Comment définirais-tu l’agence immobilière Lalanne ?
L’agence immobilière Lalanne est pour moi une référence de l’immobilier à Bordeaux, qui incarne le sérieux et la légitimité mais aussi le conseil. Si les clients reviennent, parfois de génération en génération, c’est pour son suivi sans faille, qui va bien souvent au-delà de ses attributions.
Hier, je suis par exemple allé sécuriser un conduit de chaudière gaz afin de supprimer un danger grave immédiat repéré dans les diagnostics. Si un client confie son bien à l’agence, nous en prenons toute la responsabilité pour satisfaire le confort des vendeurs : cela passe par exemple par le fait de vider une maison ou de la meubler voire la décorer pour les visites.
Patrice Lalanne est un exemple pour moi, et je pense pouvoir dire que j’ai acquis de lui cette reconnaissance et cette notoriété, qui passe par la capacité de travail. Lire les avis clients, recevoir des messages touchants et des cadeaux de fin d’année des partenaires sont autant de marques d’attention qui me font plaisir mais qui révèlent surtout cette reconnaissance de l’agence au travers son engagement.
